Les cancers se définissent comme une prolifération de cellules anormales, développées aux dépens d’un organe, susceptibles de le détériorer et de donner naissance à une extension loco-régionale par voie lymphatique ou à distance par voie sanguine, on parle alors de métastases.

Le diagnostic de cancer s’établit par l’examen au microscope d’un prélèvement tumoral (biopsie). Il s’agit du diagnostic anatomo-pathologique.

Les cancers sont des maladies fréquentes. Le nombre de nouveaux cas diagnostiqués chaque année en France (incidence) est de l’ordre de 300 000.

L’incidence des cancers croît mécaniquement du fait de la progression de l’espérance de vie et du vieillissement de la population.

Mais d’autres facteurs (environnementaux ou comportementaux) contribuent certainement à l’augmentation de l’incidence.

Les cancers sont des maladies  redoutées car elles peuvent, mais ce n’est pas systématique, engager le pronostic vital de la personne atteinte. Le diagnostic précoce d’un cancer réduit le risque de propagation métastatique et contribue à en améliorer le pronostic. En effet, pour les cancers pris en charge au début de leur évolution, on peut mettre en œuvre un traitement curatif. La volonté des pouvoirs publics à organiser le dépistage de certains cancers (colon, sein) repose sur ce constat : traitement efficace si diagnostic précoce.

Plus de deux tiers des personnes malades traitées pour cancer reçoivent de la chimiothérapie. A son début, dans les années 1960, la chimiothérapie était prescrite à titre palliatif, en présence d’une maladie évoluée. Plus récemment, la chimiothérapie a progressivement fait la preuve de son efficacité pour réduire le risque de dissémination métastatique. On parle alors de chimiothérapie adjuvante.

La chimiothérapie anti-cancéreuse produit des effets secondaires indésirables. En effet, les médicaments utilisés sont cyto-toxiques, ils s’opposent à la prolifération des cellules malignes, mais, dans le même temps agissent sur des tissus normaux à forte activité cinétique tels que l’intestin grêle, la moelle osseuse, la peau. On peut citer le syndrome « main-pied ».

Les progrès de la biologie moléculaire permettent la mise au point de molécules thérapeutiques dites « ciblées », plus sélectives. Ces thérapeutiques innovantes s’accompagnent cependant de nouvelles manifestations iatrogènes, notamment aux dépens de la peau, des phanères et des extrémités distales. Le contrôle des effets secondaires est de nature à améliorer l’observance thérapeutique et améliore le confort des malades.

 

R BUGAT

Université Paul SABATIER