À quels problèmes stressants et éthiques un oncologue est-il confronté?

Les oncologues sont confrontés à plusieurs problèmes stressants et / ou éthiques dans la prestation de soins contre le cancer. Dans leur pratique quotidienne, ils rencontrent des dilemmes concernant le diagnostic, l’étendue des informations sur les patients, la planification du traitement et le suivi. Ces défis appellent un degré élevé de sensibilité et de respect à la fois des droits et des choix des patients et des lois de non-malfaisance (sans préjudice pour le patient).

Détection et diagnostic du cancer
De nombreux tests de dépistage et de diagnostic sont utilisés pour détecter le cancer. Les faux positifs – des résultats positifs indiquant un cancer alors qu’il n’y a en fait pas de cancer – augmentent inutilement l’anxiété chez les patients et leurs familles et peuvent conduire à d’autres tests et investigations inutiles. Conseiller aux patients et à leurs familles la détection d’un risque génétique de cancer est une autre situation stressante dans laquelle les oncologues peuvent se retrouver.

Étendue des informations sur les patients
L’une des responsabilités les plus courantes d’un oncologue est de présenter le diagnostic de cancer aux patients. Cela ne devient jamais facile. Et bien qu’il soit généralement important que le patient sache tout de ce à quoi il est confronté, il est parfois dans son intérêt, du moins au début, d’être protégé de l’étendue de la propagation du cancer, surtout si le médecin estime qu’une divulgation complète pourrait nuire à leur état émotionnel et à leur potentiel de guérison. Pour l’oncologue, il s’agit d’une décision stressante qui a également des implications éthiques.

Planification du traitement
Certains patients peuvent ne pas être disposés à subir des types de traitement spécifiques, malgré la recommandation de leur médecin. Par exemple, ils peuvent refuser la chimiothérapie, en raison de ses effets indésirables souvent graves de perte de cheveux, de nausées et de sensibilité aux infections. Dans de tels cas, les oncologues doivent trouver un équilibre entre le respect des souhaits et de l’autonomie du patient et les conseils médicaux recommandés.

Inclusion dans les essais cliniques de nouvelles thérapies
Les essais cliniques sur le cancer doivent impliquer des patients cancéreux. Cependant, il n’a pas été prouvé que les nouvelles thérapies et stratégies médicales sont sûres et efficaces pour les humains. Les patients doivent être informés des risques de participer à ces essais. Même lorsqu’un patient accepte ces risques, l’oncologue porte souvent le fardeau éthique de la participation.

Traitements alternatifs
L’utilisation ou le choix de thérapies alternatives comme l’homéopathie ou les traitements à base de plantes peuvent également devoir être traités par les oncologues.

Arrêt du traitement actif
Quand arrêter le traitement est un grand problème éthique. Dans la plupart des cas, la décision est prise conjointement par le médecin et le patient, en raison de la non-réactivité du cancer à la thérapie. Cette ligne de conduite peut conduire à une thérapie alternative ou à des soins palliatifs. Le processus est difficile, avec des répercussions à la fois émotionnelles et éthiques.

Problèmes de fin de vie
De par leur nature, les ordonnances de non-réanimation et l’euthanasie s’accompagnent de préoccupations éthiques.

Autres questions éthiques
Les soins contre le cancer impliquent également des questions éthiques liées aux choix personnels, à la religion, à la culture, au statut socioéconomique et à la vie familiale du patient.